Début novembre, un chargement de six tonnes de coquilles Saint-Jacques d'Hokkaido a quitté un port du nord du Japon à destination de la Chine, dans le but de symboliser l'amélioration des relations après que Pékin ait levé une interdiction de longue date sur les fruits de mer japonais. Cependant, ce dégel s'est avéré de courte durée lorsque le Premier ministre japonais a signalé sa volonté de défendre Taïwan contre la Chine, incitant Pékin à rétablir l'interdiction des fruits de mer, transformant la coquille Saint-Jacques d'Hokkaido en un atout de négociation diplomatique.
L'incident met en évidence la relation complexe et souvent tendue entre le Japon et la Chine, où les liens économiques sont fréquemment liés à des tensions politiques. Pour Pékin, l'humble coquille Saint-Jacques est devenue un outil pour exercer une pression diplomatique sur Tokyo. Inversement, les alliés du Japon ont présenté la consommation de coquilles Saint-Jacques d'Hokkaido comme un acte de résistance contre ce qu'ils perçoivent comme une coercition économique de la part de la Chine.
Les coquilles Saint-Jacques d'Hokkaido, récoltées dans les eaux froides et riches en nutriments au large de l'île septentrionale du Japon, sont très prisées pour leur saveur riche et beurrée et se vendent à des prix élevés, en particulier sur le marché chinois. La levée initiale de l'interdiction a été considérée comme une étape positive pour les pêcheurs et les exportateurs japonais qui avaient subi d'importantes pertes économiques en raison des restrictions commerciales précédentes.
La situation reflète des préoccupations géopolitiques plus larges dans la région, en particulier concernant Taïwan. La Chine considère Taïwan comme une province sécessionniste et n'a pas exclu le recours à la force pour l'unifier avec le continent. Le Japon, un allié proche des États-Unis, a exprimé une inquiétude croissante face à l'affirmation militaire croissante de la Chine dans la région.
Le rétablissement de l'interdiction a contraint les responsables japonais à se démener pour trouver d'autres marchés pour leurs coquilles Saint-Jacques et pour atténuer l'impact économique sur l'industrie de la pêche. Certains ont suggéré d'augmenter la consommation intérieure ou de rechercher de nouvelles opportunités d'exportation en Europe et en Asie du Sud-Est. Le gouvernement japonais étudie également les voies d'un dialogue diplomatique avec la Chine pour résoudre le différend commercial et désamorcer les tensions. Le sort du mollusque reste incertain alors que l'impasse diplomatique se poursuit.
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