L'Arabie saoudite a signalé son intention de modérer son activité sur les marchés obligataires internationaux en 2026, marquant potentiellement un tournant après trois années d'emprunts accélérés qui ont fait du royaume un émetteur souverain de premier plan au sein des marchés émergents mondiaux.
Le ministère des Finances, par l'intermédiaire du Centre national de gestion de la dette, a approuvé des plans d'emprunt pour l'année qui se traduisent par environ 14 à 20 milliards de dollars de ventes d'obligations internationales. Ce chiffre, s'il se concrétise, serait comparable à la fourchette haute des émissions de 2025 et le plus bas depuis 2022 dans la fourchette basse.
La modération prévue des ventes d'obligations pourrait avoir des implications sur la dynamique de la dette des marchés émergents mondiaux. La présence significative de l'Arabie saoudite sur le marché a fourni une liquidité substantielle, et une réduction de ses emprunts pourrait entraîner une concurrence accrue pour les capitaux entre les autres émetteurs des marchés émergents. Les investisseurs surveilleront de près les rendements de la dette saoudienne comme indicateur de l'appétit pour le risque et du sentiment général du marché à l'égard de la région.
Le recours accru de l'Arabie saoudite aux marchés obligataires internationaux ces dernières années a été motivé par ses ambitieux plans de diversification économique dans le cadre de Vision 2030. Cette initiative vise à réduire la dépendance du royaume aux revenus pétroliers et à développer de nouvelles industries. Le financement de ces projets à grande échelle a nécessité des capitaux importants, ce qui a entraîné une forte augmentation des emprunts. La stratégie de gestion de la dette du royaume est également influencée par des considérations géopolitiques plus larges et par sa position au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Pour l'avenir, la décision de potentiellement ralentir les ventes d'obligations internationales suggère un possible changement dans la stratégie de financement de l'Arabie saoudite. Reste à savoir si cela reflète une plus grande confiance dans les sources de revenus alternatives, une volonté de gérer son endettement ou une combinaison de facteurs. Les politiques fiscales du royaume continueront d'être étroitement surveillées par les investisseurs internationaux et les institutions financières, qui évalueront la viabilité à long terme de sa transformation économique.
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