Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé dimanche la saisie du président Nicolas Maduro par les États-Unis comme un "enlèvement lâche", ajoutant que certains des gardes du corps de Maduro, des militaires et des civils avaient été tués. La déclaration, prononcée lors d'une allocution télévisée, fait suite à l'action du gouvernement américain contre Maduro, qui a suscité des réactions mitigées au sein du Venezuela et suscité une condamnation internationale.
Padrino Lopez a également annoncé son approbation d'une décision de la Cour suprême qui a nommé la vice-présidente Delcy Rodriguez présidente par intérim pour une période de 90 jours. Rodriguez, qui est également ministre du Pétrole, est désormais confrontée au défi de diriger une nation aux prises avec l'instabilité politique et les difficultés économiques.
L'action américaine contre Maduro intervient après des années de relations tendues entre Washington et Caracas. Les États-Unis accusent depuis longtemps le gouvernement de Maduro de corruption, de violations des droits de l'homme et d'atteinte à la démocratie. Ces accusations ont été constamment rejetées par Maduro, qui maintient qu'il est victime de l'impérialisme américain et de l'ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela. Les États-Unis n'ont pas encore publié de déclaration officielle au-delà de la menace du président Trump selon laquelle Rodriguez "paiera un prix très élevé" si elle ne coopère pas avec Washington.
La situation au Venezuela est encore compliquée par la profonde crise économique que traverse le pays, marquée par l'hyperinflation, les pénuries de nourriture et de médicaments et la pauvreté généralisée. Cette crise a entraîné un exode massif de Vénézuéliens cherchant refuge dans les pays voisins et au-delà, créant ainsi un défi humanitaire régional.
L'action américaine et la nomination subséquente de Rodriguez comme présidente par intérim ont déclenché une série de réactions de la part de la communauté internationale. Certaines nations ont exprimé leur soutien à l'intervention américaine, arguant qu'elle est nécessaire pour rétablir la démocratie au Venezuela. D'autres ont condamné cette initiative comme une violation du droit international et une atteinte à la souveraineté du Venezuela.
La crise actuelle soulève également des questions sur l'avenir de l'industrie pétrolière vénézuélienne, qui est une source cruciale de revenus pour le pays. Avec Rodriguez désormais à la barre, il reste à voir si elle sera en mesure de stabiliser l'économie et de répondre aux besoins pressants du peuple vénézuélien. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'orientation du paysage politique vénézuélien et ses relations avec la communauté internationale.
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