La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a signalé un possible changement dans les relations avec les États-Unis, en proposant de collaborer avec Washington sur des domaines d'intérêt mutuel. Ce geste de conciliation, exprimé dans une déclaration publiée tard dimanche, fait suite à une période de tensions accrues après l'arrestation de Nicolás Maduro, l'ancien président, et de son épouse, Cilia Flores, samedi.
La déclaration de Rodríguez, prononcée depuis le palais présidentiel de Miraflores à Caracas, comprenait une invitation au gouvernement américain à s'engager dans des efforts de coopération. Cette évolution intervient dans un contexte politique complexe au Venezuela, une nation aux prises avec l'instabilité économique et une lutte de pouvoir prolongée.
Le changement de ton de Rodríguez est survenu peu après qu'un avertissement a été émis par l'ancien président américain Donald Trump, déclarant que l'ancienne vice-présidente de Maduro pourrait faire face à de graves conséquences si elle ne se conformait pas à ses exigences. Les détails des exigences de Trump n'étaient pas immédiatement clairs.
Le Venezuela est en proie à des troubles politiques depuis des années, exacerbés par une crise économique profonde marquée par l'hyperinflation, des pénuries de biens essentiels et une émigration massive. La direction de Maduro a été largement critiquée au niveau international pour des violations présumées des droits de l'homme et pour avoir sapé les institutions démocratiques. Les États-Unis, ainsi que de nombreux autres pays, avaient précédemment reconnu le chef de l'opposition Juan Guaidó comme le président intérimaire légitime du Venezuela.
La capture de Maduro crée un vide de pouvoir dans un pays qui lutte déjà contre la légitimité et la gouvernance. Rodríguez, désormais à la barre, est confrontée à la tâche ardue de faire traverser au Venezuela cette période turbulente tout en gérant les relations du pays avec les principaux acteurs internationaux, y compris les États-Unis.
Les analystes suggèrent que l'ouverture de Rodríguez envers les États-Unis pourrait être une démarche pragmatique visant à obtenir un soutien international et à assouplir potentiellement les sanctions économiques qui ont paralysé l'économie vénézuélienne. Cependant, la mesure dans laquelle les États-Unis répondront favorablement reste incertaine, car Washington n'a pas encore répondu officiellement à l'offre de Rodríguez. La situation est encore compliquée par les divisions politiques persistantes au sein du Venezuela et le risque d'une instabilité accrue. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation alors que le Venezuela traverse cette étape critique.
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