La Corporation for Public Broadcasting (CPB) a voté la cessation de ses activités après 58 ans, suite à la suppression de son financement fédéral. Le conseil d'administration de la CPB a annoncé cette décision lundi, invoquant des inquiétudes quant à une potentielle manipulation politique en l'absence de soutien gouvernemental.
La fermeture de la CPB intervient moins d'un an après que l'administration Trump et le Congrès ont voté pour le démantèlement du financement de l'organisation. La CPB a été créée par la loi de 1967 sur la radiodiffusion publique (Public Broadcasting Act), et son financement fédéral constituait une part importante du soutien financier aux stations de télévision et de radio publiques locales à travers le pays. La suppression de ce financement a fait suite à ce que la CPB a décrit comme des années d'attaques politiques.
La fermeture devrait avoir un effet d'entraînement sur l'ensemble du paysage de la radiodiffusion publique. Les stations locales, qui dépendaient des subventions de la CPB pour la programmation et les dépenses opérationnelles, seront confrontées à d'importants défis financiers. L'impact variera en fonction de la taille de la station, du marché et des capacités de collecte de fonds. Certaines stations pourraient être contraintes de réduire leur programmation, de réduire leur personnel, voire de cesser complètement leurs activités. La perte du financement de la CPB pourrait également entraîner une baisse de la production de contenu original pour la radiodiffusion publique.
La CPB a été créée pour protéger la radiodiffusion publique contre les ingérences politiques et pour garantir qu'un éventail diversifié de voix et de perspectives soient accessibles au public. Au cours de ses 58 années d'existence, la CPB a distribué des milliards de dollars aux stations de télévision et de radio publiques, soutenant la programmation éducative, l'information et les affaires publiques, ainsi que le contenu culturel.
L'avenir de la radiodiffusion publique aux États-Unis est désormais incertain. Si certaines stations peuvent être en mesure de s'adapter et de prospérer grâce à une collecte de fonds accrue et à d'autres sources de revenus, d'autres pourraient avoir du mal à survivre. La fermeture de la CPB soulève des questions sur la viabilité à long terme du modèle de radiodiffusion publique dans un environnement médiatique de plus en plus concurrentiel.
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