Un important bailleur de fonds de First Brands Group est accusé d'avoir orchestré un système de commissions occultes qui aurait accablé le fournisseur de pièces automobiles, aujourd'hui en faillite, d'une dette exorbitante. Des créanciers ont allégué dans un document déposé auprès du tribunal lundi qu'Onset Financial Inc. a exploité sa relation avec Edward James, le frère du fondateur de First Brands, Patrick James, pour mettre en œuvre des accords de financement usuraires.
Le document affirme qu'Onset Financial, ayant avancé à First Brands Group pas plus de 2,5 milliards de dollars, a déjà récupéré environ 2,9 milliards de dollars. De plus, Onset réclame 1,9 milliard de dollars supplémentaires par le biais de créances déposées dans le cadre de la procédure de faillite. Les prêts en question, caractérisés par des échéances courtes de moins d'un an et des paiements initiaux substantiels, auraient généré des taux de rendement internes moyens dépassant 300 %.
Les allégations contre Onset Financial pourraient avoir des répercussions sur le marché des prêts adossés à des actifs, augmentant potentiellement la surveillance des opérations de financement à court terme et à taux d'intérêt élevés, en particulier celles impliquant des entreprises en difficulté. De tels arrangements, bien qu'ils fournissent des capitaux immédiats, peuvent rapidement devenir insoutenables s'ils ne sont pas gérés avec soin, ce qui pourrait accélérer le déclin d'une entreprise.
First Brands Group, un fournisseur de pièces automobiles, s'est placé sous la protection de la loi sur les faillites après avoir lutté contre un lourd endettement et des difficultés opérationnelles. L'effondrement de l'entreprise met en évidence les risques associés aux stratégies financières agressives, en particulier dans les secteurs cycliques comme l'automobile.
Le tribunal des faillites devra maintenant évaluer la validité des créances des créanciers et déterminer dans quelle mesure les pratiques de prêt d'Onset Financial ont contribué à la détresse financière de First Brands Group. L'issue de l'affaire pourrait créer un précédent pour les futurs litiges impliquant des accords de financement complexes et les responsabilités des prêteurs dans les situations de faillite.
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