Le Brésil va déployer des troupes de la Force Nationale de Sécurité Publique (FNSP) dans l'État de Roraima, frontalier avec le Venezuela, selon un décret gouvernemental publié jeudi. Le décret autorise l'envoi d'un nombre non spécifié de troupes de la FNSP à Pacaraima, une ville frontalière, et à Boa Vista, la capitale de l'État, située à environ 213 kilomètres (132 miles) de la frontière.
Le déploiement vise à contrer la forte présence de groupes armés illégaux opérant dans la région, impliqués dans le trafic de drogue et les activités minières illégales des deux côtés de la frontière Brésil-Venezuela. Le gouvernement brésilien n'a pas précisé le nombre exact de troupes à déployer ni la durée de leur mission.
Roraima a été confronté à d'importants défis ces dernières années en raison de l'afflux de migrants vénézuéliens fuyant l'instabilité économique et politique de leur pays d'origine. La région frontalière est devenue une plaque tournante pour les passages légaux et illégaux, mettant à rude épreuve les ressources locales et créant des problèmes de sécurité. La présence d'organisations criminelles complique encore la situation, exploitant la porosité de la frontière pour des activités illicites.
La frontière entre le Brésil et le Venezuela s'étend sur plus de 2 200 kilomètres (1 367 miles), en grande partie à travers une forêt tropicale dense, ce qui la rend difficile à surveiller et à contrôler. Le défunt président vénézuélien Hugo Chavez et le président brésilien de l'époque, Luiz Inácio Lula da Silva, ont renforcé leurs liens au début des années 2000, mais les relations se sont tendues ces dernières années en raison de divergences politiques et de la crise migratoire vénézuélienne.
La FNSP est une force nationale composée de policiers, de pompiers et d'autres personnels de sécurité de tous les États du Brésil. Elle est généralement déployée dans des situations où les forces de sécurité au niveau de l'État sont dépassées ou ont besoin d'un soutien supplémentaire. Le déploiement à Roraima témoigne de l'inquiétude du gouvernement brésilien face à la situation sécuritaire dans la région frontalière et de son engagement à lutter contre la criminalité transnationale.
Cette décision intervient après une augmentation des tensions régionales, notamment une récente action militaire des États-Unis contre le Venezuela. Le gouvernement brésilien n'a pas directement lié le déploiement à l'action américaine, mais le calendrier suggère une sensibilisation accrue aux risques de sécurité dans la région. La situation reste fluide et d'autres développements sont attendus à mesure que le gouvernement brésilien met en œuvre son plan de sécurité pour la région frontalière.
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