Les habitants d'Alep, en Syrie, sont confrontés à une situation précaire, car l'intensification des combats entre l'armée syrienne et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes suscite à la fois l'espoir d'une résolution et la crainte d'une poursuite de la violence. Les affrontements, qui se sont intensifiés en début de semaine, ont incité les civils à fuir les quartiers à prédominance kurde de Sheikh Maqsoud et d'Ashrafieh, selon des informations provenant de la région mercredi.
Les combats ont impliqué des tirs d'artillerie lourde, une équipe de reportage ayant été attaquée à plusieurs reprises alors qu'elle couvrait les événements. « Les tirs d'artillerie lourde étaient constants, extrêmes », a rapporté Resul Serdar Atas, qui effectuait un reportage depuis Alep. « Mon équipe a été attaquée quatre fois ; une balle a touché notre équipement. »
La série actuelle d'affrontements est considérée comme plus grave que les incidents précédents de l'année écoulée, ce qui suscite des inquiétudes quant à son endiguement. La cause sous-jacente du conflit découle de la demande du gouvernement syrien que les FDS intègrent leurs dizaines de milliers de soldats dans les institutions de l'État, comme stipulé dans un accord conclu en mars 2025. Toutefois, des désaccords sur les termes et la mise en œuvre de cette intégration ont alimenté les tensions.
L'armée syrienne a déclaré un cessez-le-feu à Alep à la suite des violents affrontements avec les FDS, mais la viabilité à long terme de ce cessez-le-feu reste incertaine. La situation est encore compliquée par l'implication de divers acteurs régionaux et internationaux ayant des intérêts divergents dans le conflit syrien.
L'impact des combats s'étend au-delà du danger physique immédiat, perturbant la vie quotidienne et exacerbant les défis humanitaires existants. Le déplacement des habitants ajoute à la pression sur les ressources et les infrastructures d'Alep, qui a déjà subi d'importants dommages après des années de conflit.
L'avenir d'Alep dépend de la capacité du gouvernement syrien et des FDS à parvenir à un accord durable qui réponde aux préoccupations des deux parties. En l'absence d'une résolution durable, les habitants resteront probablement pris entre l'espoir de la paix et la crainte de nouvelles violences. La situation est suivie de près par des observateurs internationaux, qui exhortent toutes les parties à donner la priorité à la protection des civils et à œuvrer à un règlement pacifique.
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