Le président américain Donald Trump a exhorté Cuba à « conclure un accord » dans un contexte de tensions croissantes entre les deux nations et de renforcement des sanctions contre l'île. La déclaration de Trump, faite dimanche sur Truth Social, met en garde contre les conséquences si Cuba ne se conforme pas, ciblant spécifiquement le flux de pétrole et le soutien financier vénézuéliens. Il a affirmé que l'ère du pétrole et de l'argent vénézuéliens versés à Cuba était révolue, déclarant : « IL N'Y AURA PLUS DE PÉTROLE NI D'ARGENT VERSÉS À CUBA - ZÉRO ! »
La pression renouvelée fait suite à la capture par les États-Unis du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro lors d'un raid mené le 3 janvier à Caracas, et à une série de confiscations de pétroliers transportant prétendument du pétrole vénézuélien sanctionné vers Cuba. Ces actions ont exacerbé une crise du carburant et de l'électricité déjà existante à Cuba, qui dépend fortement des importations de pétrole vénézuélien. Le Venezuela, allié de longue date de Cuba, fournirait environ 35 000 barils de pétrole par jour à l'île.
La réponse de Cuba a été défiante. Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a affirmé le droit souverain de Cuba d'importer du carburant « sans ingérence », tandis que le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez a déclaré : « Personne ne nous dicte ce que nous faisons. »
La relation entre Cuba et le Venezuela remonte à la présidence de Hugo Chávez, qui a forgé une alliance solide basée sur l'idéologie socialiste et le soutien économique mutuel. En échange du pétrole vénézuélien, Cuba a fourni des professionnels de la santé, des éducateurs et des conseillers en sécurité au Venezuela. Cet arrangement a été crucial pour Cuba, en particulier depuis l'effondrement de l'Union soviétique au début des années 1990, qui a conduit à une grave crise économique connue sous le nom de « Période spéciale ».
Les actions de l'administration Trump s'inscrivent dans la continuité d'une politique visant à isoler à la fois Cuba et le Venezuela, dans le but d'un changement de régime dans les deux pays. Les États-Unis affirment que le soutien de Cuba au gouvernement de Maduro est un facteur clé de la crise politique et économique actuelle au Venezuela.
La situation actuelle suscite des inquiétudes internationales, certaines nations critiquant les États-Unis pour ce qu'elles considèrent comme une ingérence dans les affaires intérieures d'États souverains. D'autres soutiennent la position américaine, arguant que le gouvernement de Maduro est illégitime et que le soutien de Cuba permet son maintien au pouvoir. L'Union européenne a appelé à une solution pacifique et négociée à la crise au Venezuela, tout en exhortant les États-Unis à éviter les actions susceptibles de déstabiliser davantage la région.
L'avenir des relations entre les États-Unis et Cuba reste incertain. L'ultimatum de Trump suggère un durcissement de la position américaine, tandis que la réponse défiante de Cuba indique une volonté de résister aux pressions extérieures. La crise du carburant en cours à Cuba, associée aux défis économiques plus larges auxquels le pays est confronté, pourrait compliquer davantage la situation et potentiellement entraîner une augmentation des troubles sociaux. La communauté internationale observe attentivement, car l'issue de cette confrontation pourrait avoir des implications importantes pour l'ensemble de la région.
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