Minneapolis sous le choc après une fusillade mortelle impliquant l'ICE, une plainte déposée suite à une frappe sur un bateau transportant de la drogue
Minneapolis est aux prises avec les conséquences d'une fusillade mortelle impliquant des agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), tandis qu'une plainte fédérale a été déposée contre l'administration Trump concernant une frappe aérienne meurtrière sur un navire soupçonné de trafic de drogue.
La fusillade impliquant l'ICE a eu lieu le 25 janvier 2026 et a entraîné la mort d'Alex Pretti, un infirmier en soins intensifs, selon Vox. L'incident a déclenché des manifestations immédiates à Minneapolis, avec un ami d'enfance de Pretti, un directeur artistique, coordonnant la documentation visuelle des manifestations, a rapporté The Verge. La fusillade a relancé le débat sur les politiques d'application de l'immigration et l'usage de la force par les agents fédéraux.
Les circonstances entourant la fusillade font toujours l'objet d'une enquête. Vox a rapporté que l'incident impliquait un agent fédéral poussant une femme au sol, suivi de l'agent aspergeant de gaz poivré un jeune homme qui tentait de l'aider.
Parallèlement, les familles de deux hommes tués lors d'une frappe aérienne américaine sur un navire au large des côtes du Venezuela ont déposé une plainte fédérale contre le gouvernement, a rapporté NPR News. La plainte allègue la mort injustifiée et les exécutions extrajudiciaires, contestant la légalité de la politique de l'administration Trump consistant à cibler les bateaux soupçonnés de trafic de drogue. Selon NPR, cette politique a entraîné de nombreuses frappes et décès depuis septembre.
Les experts juridiques sont divisés sur la légalité des frappes. Certains soutiennent qu'elles sont une mesure de sécurité nationale nécessaire, tandis que d'autres affirment qu'elles sont illégales et manquent de transparence, selon NPR News.
Ces événements se déroulent dans un contexte de tensions accrues entre l'administration Trump et le Minnesota. Vox a rapporté que l'administration tente de faire pression sur le Minnesota pour qu'il divulgue les données des électeurs. Selon une lettre adressée samedi au gouverneur du Minnesota, Tim Walz, l'administration Trump tente de "rançonner la liberté de Minneapolis face à une présence fédérale de plus en plus violente", selon le secrétaire d'État du Minnesota, comme l'a rapporté Vox.
Ces événements récents font suite aux remarques désobligeantes du président Trump sur les Somaliens, faites à Davos la semaine dernière. Trump a qualifié les Somaliens de personnes ayant un "faible QI", de "bandits" et de "pirates", selon Time. Il s'est également demandé comment ils pouvaient "aller au Minnesota et voler tout cet argent ?". Time a rapporté que ces remarques ont été largement diffusées et discutées au sein de la diaspora somalienne.
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