L'administration Trump Face à un Examen Minutieux Après des Fusillades Mortelles Qui Déclenchent des Manifestations à Minneapolis
L'administration Trump est confrontée à des critiques croissantes et à des appels à la démission suite à deux fusillades mortelles de citoyens américains par des agents fédéraux de l'immigration à Minneapolis. Ces incidents ont déclenché des manifestations généralisées et suscité la condamnation des démocrates et des républicains, mettant en lumière les tactiques de répression agressives des douanes et de la protection des frontières (CBP) et la direction de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem.
La controverse découle de la mort de deux personnes, dont Alex Pretti, 37 ans, qui a été abattu par des agents fédéraux de l'immigration le 24 janvier, selon NPR News. Ces incidents ont déclenché des manifestations de masse dans tout le Minnesota et ont suscité un débat national sur les politiques d'application de la loi sur l'immigration.
En réponse à la réaction croissante, le président Trump a remanié la direction de sa poussée d'application de la loi sur l'immigration dans le Minnesota, selon NPR News. Gregory Bovino, le commandant des opérations, a été démis de ses fonctions et le tsar des frontières, Tom Homan, a été nommé pour prendre la relève. Cependant, les critiques soutiennent que les changements au sommet pourraient ne pas résoudre les problèmes sous-jacents, notamment le manque d'expérience en matière de police urbaine et de contrôle des foules parmi les agents d'immigration déployés dans les villes jumelles, selon NPR News.
Certains législateurs républicains se sont joints aux démocrates pour demander la démission de Noem. Le sénateur Thom Tillis (R, N.C.), qui prend sa retraite, a déclaré que les actions de Noem dans le Minnesota étaient "disqualifiantes" et qu'"elle devrait perdre son emploi", selon Time. Tillis a également critiqué Bovino, affirmant qu'il avait donné une mauvaise image de Trump en détournant l'attention de ses politiques vers son incompétence.
Bovino, en tant que commandant général du CBP, a été une figure visible de la répression de l'immigration par l'administration Trump. Il a supervisé des milliers de détentions et d'expulsions dans des villes à travers le pays, notamment à Los Angeles, Chicago, Charlotte et La Nouvelle-Orléans, selon Time. Sa présence à Minneapolis, où les fusillades mortelles ont eu lieu, a fait de lui un point central de la controverse.
Des vidéos de spectateurs ont joué un rôle crucial dans la formation de la compréhension du public des événements de Minneapolis, selon NPR News. Des millions de personnes ont visionné des vidéos sur les médias sociaux capturant la mort d'Alex Pretti, ce qui a alimenté l'indignation et les demandes de responsabilisation.
Pour l'avenir, la coalition progressiste à l'origine des manifestations "No Kings" prévoit un retour dans les rues le 28 mars, l'événement phare devant avoir lieu à Minneapolis, selon Time. Les organisateurs d'Indivisible ont déclaré à TIME que la prochaine manifestation de No Kings n'aura pas lieu avant deux mois et qu'elle sera sensiblement différente des deux dernières, non pas dans son message, mais dans un niveau de préparation sans précédent en matière de sécurité. Les manifestations visent à contester les politiques d'immigration de Trump et à exprimer leur solidarité avec les victimes des récentes fusillades.
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