Niamey, Niger – L'État islamique a revendiqué la responsabilité d'une attaque contre l'aéroport international et une base aérienne adjacente à Niamey, la capitale du Niger, selon le SITE Intelligence Group, qui suit l'activité djihadiste dans le monde entier. L'assaut, impliquant des militants à moto utilisant des armes lourdes et des drones, a commencé peu après minuit jeudi.
Un important dispositif de sécurité a été déployé autour de l'aéroport principal à la suite des tirs et des explosions survenus pendant la nuit. Le chef militaire du Niger, le général Abdourahmane Tchiani, a accusé la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire d'avoir des liens avec l'attaque près de l'aéroport de Niamey, bien qu'il n'ait fourni aucune preuve à l'appui de ses affirmations. Il a également exprimé sa gratitude aux troupes russes pour leurs efforts de défense. Une image satellite prise deux semaines auparavant montrait la zone militaire de l'aéroport de Niamey.
L'attaque aurait endommagé des avions appartenant à un transporteur ivoirien et à une compagnie aérienne togolaise. Le général Tchiani a déclaré : "Nous les avons entendus aboyer, ils doivent être prêts à nous entendre rugir", selon The Guardian.
L'incident s'est produit dans un contexte de tensions entre le Niger et les pays voisins. Par ailleurs, un député malien, Mamadou Hawa Gassama, qui siège au parlement de transition mis en place par la junte malienne, a été emprisonné en Côte d'Ivoire pendant trois ans pour avoir insulté le président ivoirien Alassane Ouattara. Gassama a été arrêté en juillet lors d'un voyage en Côte d'Ivoire. Les procureurs ont déclaré qu'il avait décrit le président Ouattara comme un "tyran" et un "ennemi du Mali" dans des interviews et sur les médias sociaux, critiquant son leadership. Depuis que l'armée malienne a pris le pouvoir en 2020, les relations avec la Côte d'Ivoire sont tendues. Ouattara a récemment remporté un quatrième mandat.
Dans d'autres nouvelles internationales, l'Afrique du Sud a expulsé un haut diplomate israélien, Ariel Seidman, le déclarant persona non grata et lui donnant 72 heures pour quitter le pays. Cette action fait suite à ce que l'Afrique du Sud a considéré comme des attaques insultantes contre le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, sur les médias sociaux. L'Afrique du Sud et Israël se sont engagés dans une expulsion réciproque de hauts diplomates. L'Afrique du Sud et Israël sont depuis longtemps en désaccord sur le soutien du gouvernement sud-africain à la cause palestinienne.
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