L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné vendredi un essai vaccinal financé par les États-Unis, le qualifiant de non éthique, en invoquant des préoccupations concernant la privation d'un vaccin potentiellement vital contre l'hépatite B aux nouveau-nés en Guinée-Bissau, en Afrique. L'essai, qui a suscité de vives critiques de la part d'experts de la santé, est incompatible avec les principes éthiques et scientifiques établis, selon l'OMS.
La déclaration de l'OMS, publiée après que le financement américain a été rendu public en décembre, a fourni une liste détaillée des raisons pour lesquelles l'essai a été jugé nuisible et de faible qualité, selon Ars Technica. La conclusion de l'organisation était basée sur des informations accessibles au public.
Dans d'autres actualités internationales, la Commission européenne a adopté de nouvelles mesures le 9 février pour empêcher la destruction de vêtements, d'accessoires et de chaussures invendus, comme l'a rapporté Hacker News. Ces mesures, qui font partie du règlement sur l'écoconception des produits durables (ESPR), visent à réduire les déchets, à limiter les dommages environnementaux et à créer des conditions de concurrence équitables pour les entreprises adoptant des modèles économiques durables. Chaque année en Europe, on estime que 4 à 9 % des textiles invendus sont détruits avant d'être portés, générant environ 5,6 millions de tonnes d'émissions de CO2, soit presque l'équivalent des émissions nettes totales de la Suède en 2021. L'ESPR exige que les entreprises divulguent des informations sur les produits de consommation invendus mis au rebut.
Par ailleurs, dans l'océan Indien, les forces militaires américaines ont arraisonné un pétrolier sanctionné après avoir suivi le navire depuis la mer des Caraïbes, ciblant du pétrole illicite lié au Venezuela, a annoncé le Pentagone dimanche, selon Fortune. Les États-Unis appliquent des sanctions sur le pétrole vénézuélien depuis plusieurs années, le pays s'appuyant sur une "flotte fantôme" de pétroliers faussement pavillonés pour faire passer du pétrole brut en contrebande dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. Le président Donald Trump a ordonné une quarantaine des pétroliers sanctionnés en décembre.
En outre, l'Iran et les États-Unis tiendront une deuxième série de pourparlers sur le programme nucléaire de Téhéran la semaine prochaine, a déclaré samedi le ministère suisse des Affaires étrangères, comme l'a rapporté Fortune. Les pourparlers seront accueillis à Genève par Oman, qui a salué la première série de pourparlers indirects le 6 février. Après les premières discussions, le président américain Donald Trump a averti Téhéran que l'échec de parvenir à un accord avec son administration serait très traumatisant. Des pourparlers similaires l'année dernière ont échoué en juin, et Trump a menacé à plusieurs reprises d'utiliser la force pour contraindre l'Iran à accepter de limiter son programme nucléaire.
Enfin, un haut responsable de l'Union européenne a rejeté l'idée que l'Europe soit confrontée à une éradication civilisationnelle, réfutant les critiques du continent par l'administration Trump, selon Fortune. La cheffe de la politique étrangère de l'UE, Kaja Kallas, s'est exprimée lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, un jour après que le secrétaire d'État américain Marco Rubio ait adressé un message quelque peu rassurant aux alliés européens. Kallas a fait allusion aux critiques formulées dans la stratégie de sécurité nationale américaine publiée en décembre.
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