Plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Asie ont exigé qu'Israël lève les restrictions sur les livraisons d'aide humanitaire à la bande de Gaza, invoquant la vulnérabilité croissante des Palestiniens déplacés en raison des conditions hivernales rigoureuses. Dans une déclaration commune publiée vendredi, les ministres des Affaires étrangères du Qatar, de l'Égypte, de la Jordanie, de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de la Türkiye, du Pakistan et de l'Indonésie ont exprimé leur vive inquiétude face à la détérioration de la situation humanitaire dans l'enclave bombardée, où l'on estime que 1,9 million de personnes ont été déplacées.
Les ministres des Affaires étrangères ont souligné que les camps inondés, les tentes endommagées, l'effondrement de bâtiments déjà fragilisés et l'exposition à des températures en chute libre, aggravés par une malnutrition généralisée, ont créé un environnement désastreux et insoutenable pour les civils de Gaza. Ils ont appelé à un accès immédiat, total et sans entrave de l'aide humanitaire afin d'atténuer les souffrances de la population palestinienne.
L'appel à un accès sans restriction à l'aide intervient alors que Gaza subit de violentes tempêtes hivernales, ce qui exacerbe une situation déjà critique. Nanaa Abu Jari, une Palestinienne vivant dans une tente à Nuseirat, dans le centre de Gaza, a été photographiée en train de cuisiner à l'extérieur de son abri inondé le 2 janvier, ce qui met en évidence les difficultés quotidiennes rencontrées par les familles déplacées.
Les restrictions à l'entrée de l'aide à Gaza sont un point de discorde de longue date. Israël maintient que des préoccupations de sécurité nécessitent un contrôle strict du flux de marchandises vers le territoire, tandis que les organisations internationales et les groupes de défense des droits de l'homme affirment que ces restrictions entravent la livraison de fournitures essentielles et violent le droit international. Ces groupes soutiennent que le niveau actuel d'aide entrant à Gaza est insuffisant pour répondre aux besoins de la population, en particulier à la lumière de la destruction généralisée et des déplacements causés par le récent conflit.
Les Nations unies ont averti à plusieurs reprises d'une catastrophe humanitaire à Gaza, citant des pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et d'abris. Plusieurs organisations humanitaires ont signalé des difficultés à atteindre les personnes les plus nécessiteuses en raison de problèmes logistiques et de préoccupations en matière de sécurité. L'Organisation mondiale de la santé s'est également alarmée de la propagation de maladies dans les abris surpeuplés, ce qui met encore plus à rude épreuve le système de santé déjà débordé.
Le gouvernement israélien n'a pas encore répondu directement à la déclaration commune des ministres des Affaires étrangères. Toutefois, des responsables ont déjà déclaré qu'Israël s'engageait à faciliter l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza tout en assurant sa sécurité. La situation reste fluide, la pression internationale s'accentuant sur Israël pour qu'il assouplisse les restrictions et permette une augmentation significative des livraisons d'aide afin d'atténuer les souffrances des Palestiniens à Gaza.
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