Sur un tapis rouge généralement réservé au sérieux vestimentaire et au glamour calculé, une vague de rires s'est répandue parmi la presse internationale rassemblée. La raison ? Non pas un problème de garde-robe, mais une intervention comique méticuleusement planifiée, gracieuseté de Meg Stalter et Paul W. Downs, stars de la série HBO Max acclamée "Hacks". Leur cible : les tenues qui ont cassé Internet portées par Timothée Chalamet et Kylie Jenner lors de la première du dernier film de Chalamet, "Marty Supreme".
Les Critics Choice Awards, une étape clé du circuit mondial des récompenses, attirent l'attention des médias de divertissement du monde entier. C'est une scène où les acteurs et les cinéastes utilisent souvent la mode pour faire des déclarations, s'alignant sur des marques, des causes ou des visions artistiques particulières. Dans ce contexte, la parodie enjouée de Stalter et Downs s'est démarquée, une injection rafraîchissante d'humour conscient de soi dans un environnement souvent étouffant.
Le duo est arrivé vêtu de vinyle orange criard. Downs, dans un clin d'œil au chic minimaliste de Jenner, portait une raquette de ping-pong en bandoulière, un détail qui a instantanément trouvé un écho auprès du public en ligne familier avec les images originales. Stalter, canalisant les bijoux ostentatoires du personnage de Chalamet dans "Marty Supreme", portait un collier croix surdimensionné, complétant l'ensemble satirique. La foule, un mélange de journalistes de divertissement chevronnés et de photographes internationaux, a réagi avec un amusement sincère, reconnaissant l'intelligence de la parodie.
"Marty Supreme", le film au cœur de la parodie, serait un film d'époque se déroulant dans les années 1950. La première du film, et la frénésie médiatique qui a suivi autour de la relation entre Chalamet et Jenner, sont devenues un sujet de conversation mondial, transcendant les frontières géographiques grâce à la puissance des médias sociaux. L'acte de Stalter et Downs a puisé dans cette conversation culturelle existante, offrant un commentaire sur la culture des célébrités et les longueurs souvent absurdes auxquelles elle peut être poussée.
Le choix du vinyle orange, bien que visuellement frappant, ajoute également une autre couche au commentaire. Le vinyle, un matériau souvent associé à la médiocrité et à l'artificialité, contraste fortement avec les marques de luxe généralement présentées sur les tapis rouges. Cette juxtaposition souligne davantage l'intention satirique, mettant en évidence la nature performative de la mode des célébrités.
Bien que ni Stalter ni Downs n'aient fait de déclarations formelles sur leurs intentions, l'acte en dit long. Dans un monde de plus en plus saturé d'images soigneusement sélectionnées et de récits fabriqués, leur rébellion ludique offre un moment de légèreté et un rappel de ne pas tout prendre trop au sérieux. C'est un témoignage du pouvoir de la comédie pour percer le bruit et offrir une nouvelle perspective sur le paysage en constante évolution de la célébrité et de la culture populaire. L'image de Stalter et Downs, baignés dans les flashs des appareils photo, la raquette de ping-pong et la croix surdimensionnée étincelantes, restera probablement un moment mémorable dans les annales de l'histoire du tapis rouge, un rappel que même dans les contextes les plus glamour, il y a toujours de la place pour un bon rire.
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