De nouvelles recherches indiquent que la capacité des plantes à absorber l'excès de dioxyde de carbone (CO2) pourrait être significativement inférieure aux estimations précédentes des modèles climatiques, selon une étude publiée le 5 janvier 2026 par l'Université de Graz. L'étude, publiée dans Science News, a révélé que la quantité d'azote disponible pour les plantes, un élément crucial pour l'absorption du CO2 et la croissance, a été surestimée d'environ 50 % dans les principaux modèles climatiques.
La recherche souligne que, bien que l'augmentation des niveaux de CO2 puisse stimuler la croissance des plantes, cet effet est conditionné à une disponibilité suffisante d'azote. La surestimation de la fixation naturelle de l'azote dans les modèles climatiques suggère que les avantages en matière de refroidissement climatique découlant de la croissance des plantes dans des conditions de CO2 élevé sont moins importants que prévu. Cet écart introduit une plus grande incertitude dans les projections climatiques futures et diminue le tampon attendu contre le changement climatique.
« Nos conclusions révèlent une faille critique dans la façon dont les modèles climatiques représentent l'interaction entre les plantes et l'atmosphère », a déclaré la Dre Elena Schmidt, auteure principale de l'étude et professeure de sciences de l'environnement à l'Université de Graz. « Les modèles ont supposé un taux plus élevé de fixation naturelle de l'azote, ce qui a conduit à une surestimation de l'absorption de CO2 par les plantes. Cela a des implications importantes pour notre compréhension du cycle du carbone et la précision des prévisions climatiques. »
Les modèles climatiques sont des outils informatiques complexes qui simulent le système climatique de la Terre, intégrant divers facteurs tels que les émissions de gaz à effet de serre, le rayonnement solaire et l'utilisation des terres. Ces modèles s'appuient sur des algorithmes et des données pour projeter des scénarios climatiques futurs. L'intelligence artificielle (IA) joue un rôle de plus en plus important dans l'amélioration de ces modèles, en particulier dans des domaines tels que l'analyse des données, la reconnaissance des formes et la modélisation prédictive. Cependant, la précision de ces modèles basés sur l'IA dépend fortement de la qualité et de l'exhaustivité des données sur lesquelles ils sont formés. Dans ce cas, la surestimation de la fixation de l'azote a faussé les projections du modèle.
Les implications de cette recherche s'étendent à divers secteurs, notamment l'élaboration des politiques, l'agriculture et la conservation. Des modèles climatiques précis sont essentiels pour éclairer les politiques visant à atténuer le changement climatique et à s'adapter à ses impacts. La compréhension révisée de la capacité d'absorption du CO2 par les plantes pourrait nécessiter des ajustements aux objectifs et aux stratégies de réduction des émissions.
« Cette étude souligne l'importance d'affiner continuellement nos modèles climatiques avec les dernières données scientifiques », a déclaré le Dr James Carter, climatologue à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui n'a pas participé à la recherche. « Elle souligne également la nécessité d'une compréhension plus globale des interactions complexes au sein des écosystèmes de la Terre. »
Les chercheurs se concentrent désormais sur le développement de modèles plus précis qui intègrent les taux de fixation de l'azote révisés. Les études futures examineront également les impacts potentiels d'autres facteurs limitants, tels que la disponibilité de l'eau et les nutriments du sol, sur l'absorption du CO2 par les plantes. L'objectif ultime est d'améliorer la fiabilité des projections climatiques et de fournir aux décideurs politiques les meilleures informations disponibles pour relever les défis du changement climatique.
Discussion
Join the conversation
Be the first to comment