Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l'Iran était prêt à la guerre si les États-Unis cherchaient à tester sa détermination, dans un contexte de tensions accrues suite aux menaces d'action militaire du président américain Donald Trump. L'avertissement d'Araghchi a été formulé lors d'un entretien exclusif accordé à Al Jazeera Arabic lundi, au cours duquel il a affirmé que les canaux de communication avec les États-Unis restaient ouverts malgré les troubles persistants en Iran.
Araghchi a souligné que l'Iran était prêt à faire face à tout scénario potentiel, affirmant que la préparation militaire du pays avait considérablement progressé depuis le conflit de 12 jours de l'année précédente. "L'Iran dispose désormais d'une préparation militaire importante et étendue", a-t-il déclaré, sans donner plus de détails sur les progrès spécifiques.
Ces remarques font suite aux récentes déclarations du président Trump concernant les manifestations nationales en Iran, qui découlaient initialement de doléances économiques, mais qui ont évolué vers des revendications plus larges de changement systémique. Les manifestations reflètent des frustrations profondes au sein de la société iranienne, alimentées par les difficultés économiques et les restrictions politiques.
Les relations entre l'Iran et les États-Unis sont tendues depuis des décennies, marquées par des périodes d'hostilité intense et de coopération limitée. Les États-Unis se sont retirés de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018 sous la présidence de Trump, rétablissant des sanctions qui ont paralysé l'économie iranienne. Cette décision a été largement critiquée par les autres signataires de l'accord, notamment les nations européennes, qui ont fait valoir qu'elle sapait les efforts internationaux visant à freiner les ambitions nucléaires de l'Iran.
Les troubles actuels en Iran ajoutent une nouvelle couche de complexité à cette situation déjà volatile. Alors que le gouvernement iranien considère les manifestations comme une menace pour la sécurité nationale, les observateurs internationaux suivent de près la situation, et beaucoup appellent à la retenue et au respect des droits de l'homme. Le risque d'escalade reste une préoccupation majeure, compte tenu des tensions existantes entre l'Iran et les États-Unis et de la dynamique géopolitique plus large dans la région.
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