Noem a déclaré que « temporaire signifie temporaire » et a soutenu que permettre aux ressortissants somaliens de rester aux États-Unis était « contraire à nos intérêts nationaux ». Elle a ajouté : « Nous faisons passer les Américains en premier. » La décision affecte les Somaliens qui ont obtenu le TPS en raison du conflit armé en cours et des conditions extraordinaires et temporaires dans leur pays d'origine.
La désignation TPS, établie par la loi sur l'immigration et la nationalité de 1990, permet au gouvernement américain d'offrir un refuge temporaire aux ressortissants étrangers dont les pays sont en proie à un conflit armé, à une catastrophe environnementale ou à d'autres circonstances extraordinaires. La désignation offre aux bénéficiaires une autorisation de travail et une protection contre l'expulsion.
Les critiques ont condamné l'action de l'administration, la qualifiant d'attaque sectaire. Des inquiétudes ont été soulevées quant à la sécurité et au bien-être des Somaliens contraints de retourner dans un pays toujours aux prises avec l'instabilité et la violence. Certains groupes de défense ont fait valoir que la décision ne tenait pas compte de la crise humanitaire en cours en Somalie et des dangers potentiels auxquels les rapatriés seraient confrontés.
La décision de l'administration Trump de mettre fin au TPS pour les Somaliens s'inscrit dans le cadre de ses efforts plus larges visant à restreindre l'immigration et à renforcer la sécurité des frontières. Des mesures similaires ont été prises concernant les désignations TPS pour les ressortissants d'autres pays, notamment le Salvador, Haïti et le Nicaragua. Ces décisions ont fait l'objet de contestations judiciaires et ont suscité un large débat sur le rôle des États-Unis dans la fourniture d'une protection humanitaire aux populations vulnérables.
L'administration a également déclaré son intention de révoquer la citoyenneté américaine de tout immigrant naturalisé de Somalie, ou de tout autre pays, reconnu coupable de fraude. Cette annonce a encore intensifié les inquiétudes quant à l'approche de l'administration en matière d'immigration et de citoyenneté. L'avenir des Somaliens concernés reste incertain, car ils sont confrontés à la perspective de retourner dans un pays qui est toujours aux prises avec des défis importants.
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