La recherche, détaillée dans un prochain article de la revue World Prehistory, remet en question la chronologie conventionnelle du développement mathématique. Yosef Garfinkel et S. J. Krulwich, les auteurs de l'étude, ont examiné les motifs et les arrangements sur les fragments de poterie, identifiant des motifs récurrents et des structures géométriques qui indiquent une application délibérée de principes mathématiques.
« La présence de ces motifs suggère que les potiers ne se contentaient pas de décorer la poterie au hasard », a déclaré Garfinkel. « Ils utilisaient des concepts mathématiques pour créer des designs esthétiquement plaisants et structurellement solides. »
Les implications de cette découverte dépassent le cadre de l'archéologie, offrant un aperçu de l'évolution de la cognition humaine. La capacité à reconnaître et à appliquer des principes mathématiques est un aspect fondamental de l'intelligence humaine, et comprendre ses origines est crucial pour appréhender le développement de sociétés complexes.
L'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans l'analyse des données archéologiques est de plus en plus répandue. Les algorithmes d'IA peuvent identifier des motifs et des anomalies dans de grands ensembles de données qui pourraient échapper aux chercheurs humains. Dans ce cas, l'IA pourrait être utilisée pour analyser les tessons de poterie et identifier des motifs mathématiques. Ce processus implique la formation de modèles d'IA sur des exemples connus de motifs mathématiques, puis l'utilisation de ces modèles pour rechercher des motifs similaires dans les tessons de poterie. Les algorithmes d'IA peuvent également être utilisés pour reconstituer la poterie originale à partir des tessons, ce qui peut aider les chercheurs à mieux comprendre les motifs et les dessins.
L'étude soulève également des questions sur le rôle de la culture dans la formation de la pensée mathématique. Le fait que des motifs mathématiques apparaissent sur la poterie suggère que ces concepts étaient intégrés dans la vie quotidienne des personnes qui fabriquaient et utilisaient la poterie. Cette intégration a peut-être facilité le développement de systèmes mathématiques plus complexes par la suite.
« Cette découverte souligne l'importance de la recherche interdisciplinaire », a déclaré Krulwich. « En combinant les preuves archéologiques avec l'analyse mathématique, nous pouvons acquérir une compréhension plus profonde du passé humain. »
D'autres recherches sont prévues pour examiner d'autres artefacts de la même région et de la même période afin de déterminer si des motifs mathématiques similaires sont présents. Ces recherches pourraient fournir d'autres preuves du développement précoce de la pensée mathématique et éclairer le contexte culturel dans lequel elle a émergé. Les chercheurs espèrent que cette étude encouragera d'autres spécialistes à explorer l'intersection de l'archéologie et des mathématiques.
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