Le pouvoir judiciaire iranien a déclaré jeudi qu'il n'avait pas prononcé de peine de mort contre Erfan Soltani, un manifestant dont l'exécution imminente avait été largement rapportée, suscitant une condamnation internationale. L'annonce, rapportée par la chaîne de télévision publique iranienne et diffusée sur les réseaux sociaux, intervient dans un contexte de tensions accrues dans la région et d'examen constant du bilan de l'Iran en matière de droits de l'homme.
L'affaire de M. Soltani, 26 ans, a attiré l'attention internationale après que sa famille et des organisations de défense des droits de l'homme ont signalé qu'il avait été condamné à mort peu après son arrestation début janvier. Les charges retenues contre lui restent floues, mais son cas est devenu emblématique des préoccupations concernant la réponse du gouvernement iranien aux récentes manifestations.
Le président Trump a commenté la situation mercredi, déclarant qu'il avait été informé que l'exécution des manifestants n'aurait pas lieu et que les tueries en Iran avaient cessé, bien qu'il n'ait fourni aucun détail précis. Il a réitéré ce sentiment jeudi via les réseaux sociaux, citant un reportage non spécifié de Fox News qui affirmait que M. Soltani et d'autres manifestants non nommés ne seraient pas condamnés à mort. "C'est une bonne nouvelle", a déclaré M. Trump, ajoutant : "Espérons que cela continue !"
Les premiers rapports faisant état de la condamnation à mort de M. Soltani ont suscité l'indignation des organisations internationales de défense des droits de l'homme, notamment Amnesty International et Human Rights Watch, qui critiquent depuis longtemps le recours de l'Iran à la peine de mort, en particulier dans les affaires impliquant une dissidence politique. Ces organisations ont recensé de nombreux cas de procès inéquitables et d'aveux forcés dans le système judiciaire iranien.
L'Iran a connu des vagues de protestations périodiques ces dernières années, souvent déclenchées par des griefs économiques, des restrictions politiques et des problèmes sociaux. La réponse du gouvernement à ces protestations a fréquemment impliqué le recours à la force, des arrestations massives et des restrictions à l'accès à Internet. La communauté internationale a appelé à plusieurs reprises l'Iran à respecter les droits de ses citoyens à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'expression.
Ajoutant aux tensions régionales, les médias d'État iraniens ont rapporté jeudi que l'espace aérien du pays avait rouvert après avoir été restreint pendant plusieurs heures, une décision qui a alimenté les inquiétudes concernant une éventuelle confrontation militaire entre les États-Unis et l'Iran. M. Trump a récemment déclaré son intention d'intervenir pour protéger les manifestants en Iran, ce qui a encore exacerbé les tensions. La situation reste fluide et la communauté internationale continue de suivre de près l'évolution de la situation, appelant à la retenue et au respect des droits de l'homme.
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