La place publique numérique est en travaux, encore une fois. Cette fois-ci, les plans sont élaborés par une coalition de parents inquiets, de développeurs férus de technologie et de spécialistes des sciences sociales, tous aux prises avec le paysage en constante évolution de l'interaction en ligne. Le catalyseur ? Un mélange puissant de recherches alarmantes, d'outils d'IA innovants et d'un désir croissant de construire quelque chose de mieux que ce qui existe.
Au cœur de ce mouvement se trouve Jonathan Haidt, un psychologue social dont le livre, "The Anxious Generation", est devenu une référence pour comprendre l'impact des médias sociaux sur les jeunes esprits. Haidt, une voix familière dans la conversation sur l'éthique de la technologie, est récemment revenu au podcast "Hard Fork" pour discuter de ses dernières découvertes. Ses recherches brossent un tableau sombre : la connectivité constante et les réalités artificielles des plateformes comme Instagram et TikTok contribuent à une augmentation de l'anxiété, de la dépression et de l'automutilation chez les adolescents. Il est devenu, d'une certaine manière, le visage d'une campagne mondiale visant à réévaluer notre relation avec ces technologies.
Mais le travail de Haidt n'est qu'une pièce du puzzle. L'épisode du podcast a également exploré les applications pratiques de l'IA dans la conception des expériences en ligne. Les auditeurs ont été mis au défi d'expérimenter avec Claude Code, un outil d'IA, pour construire des solutions innovantes. La réponse a été massive, avec des développeurs créant de tout, des filtres de contenu alimentés par l'IA conçus pour promouvoir des interactions en ligne plus saines aux plateformes d'apprentissage personnalisées qui s'adaptent aux besoins individuels des élèves. Cette vague d'innovation générée par les utilisateurs met en évidence une tendance croissante : la démocratisation du développement de l'IA, mettant des outils puissants entre les mains de personnes passionnées par la construction d'un monde numérique meilleur.
Un exemple frappant présenté dans le podcast était un projet conçu pour identifier et signaler le langage "vibecoded" - des signaux subtils et des références internes qui peuvent contribuer à l'exclusion et à la polarisation en ligne. Ce projet souligne le potentiel de l'IA non seulement pour détecter les contenus nuisibles, mais aussi pour comprendre les nuances de la communication en ligne et promouvoir un dialogue plus inclusif. Les implications sont importantes, suggérant que l'IA pourrait être utilisée pour favoriser l'empathie et la compréhension dans les espaces en ligne, plutôt que de simplement agir comme un censeur réactif.
La conversation s'est ensuite tournée vers le "Forkiverse", un réseau social expérimental dirigé par PJ Vogt, animateur du podcast "Search Engine". Le Forkiverse est une tentative de construire un espace en ligne plus intentionnel et axé sur la communauté, qui privilégie les connexions significatives à l'engagement algorithmique. Vogt a partagé les premières leçons tirées de cette expérience en cours, soulignant les défis liés à l'équilibre entre la liberté d'expression et la nécessité d'une modération et de règles communautaires. Il s'avère que la construction d'un réseau social réussi ne se limite pas à la technologie ; elle exige une compréhension approfondie du comportement humain et un engagement à favoriser un environnement positif et favorable.
La convergence des recherches de Haidt, du potentiel créatif de l'IA et de l'esprit expérimental de projets comme le Forkiverse indique un changement fondamental dans la façon dont nous pensons à l'interaction en ligne. Nous allons au-delà de la simple acceptation du statu quo et explorons activement de nouvelles façons de concevoir et de construire des espaces numériques plus propices au bien-être humain. La route à suivre est sans aucun doute complexe, mais la dynamique croissante suggère qu'un internet plus humain et plus réfléchi est à portée de main.
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