Les durées des vols transatlantiques sont influencées non seulement par les vents quotidiens, mais aussi par les tendances climatiques à long terme, selon une étude récente publiée dans Atmospheric Chemistry and Physics. L'étude souligne l'impact de l'Oscillation Nord-Atlantique (ONA), un modèle climatique qui affecte la vitesse des vents au-dessus de l'Atlantique, sur la durée des vols vers l'est.
Les chercheurs ont constaté que lorsque l'ONA est dans une phase positive forte, caractérisée par une grande différence de pression atmosphérique entre la dépression d'Islande et l'anticyclone des Açores, les vols vers l'est ont tendance à être plus courts. Cela est dû à des vents arrière plus forts qui poussent les avions à travers l'Atlantique. Inversement, une phase ONA négative peut entraîner des vents arrière plus faibles, voire des vents contraires, ce qui augmente la durée des vols.
Les résultats soulignent la reconnaissance croissante des impacts multiformes du changement climatique sur la société, qui vont au-delà des préoccupations environnementales pour affecter les activités quotidiennes comme le transport aérien. « Il ne s'agit pas seulement de l'augmentation des températures et du niveau de la mer », a expliqué le Dr Emily Carter, une climatologue non impliquée dans l'étude. « Ces modèles climatiques évoluent, ce qui a des répercussions dans divers secteurs, y compris les transports. »
L'étude fait également référence à des travaux antérieurs de Wright, Noble, Banyard, Freeman & Williams (2025) qui soutiennent davantage le lien entre les conditions atmosphériques et l'efficacité des vols.
Les implications de ces résultats s'étendent aux opérations des compagnies aériennes et à la consommation de carburant. Des durées de vol plus courtes se traduisent par une réduction des coûts de carburant et une diminution des émissions de carbone, tandis que des vols plus longs augmentent les deux. Les compagnies aériennes intègrent de plus en plus les données climatiques dans leur planification de vol afin d'optimiser les itinéraires et de minimiser la consommation de carburant.
Cependant, la prévisibilité de l'ONA et d'autres modèles climatiques reste un défi. Bien que les scientifiques puissent prévoir ces modèles avec une certaine précision, il subsiste une incertitude, ce qui rend difficile pour les compagnies aériennes de planifier des stratégies à long terme.
La recherche souligne la nécessité de continuer à investir dans la surveillance et la modélisation du climat afin d'améliorer notre compréhension de ces interactions complexes. Alors que le changement climatique continue de modifier les conditions atmosphériques, son impact sur le transport aérien et d'autres secteurs est susceptible de devenir encore plus prononcé.
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