Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, s'est moqué des dirigeants européens mardi au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, avant l'arrivée du président Trump en Europe cette semaine. En réponse aux questions sur les efforts des dirigeants européens pour empêcher Trump de s'emparer du Groenland, Bessent a déclaré : "J'imagine qu'ils vont former le redoutable groupe de travail européen", le qualifiant d'"arme la plus puissante".
Cette remarque souligne le point de vue généralement critique de l'administration Trump à l'égard de l'Europe, qu'elle perçoit comme un ensemble de nations faibles et inefficaces, accablées par un leadership libéral et une bureaucratie excessive. La stratégie de sécurité nationale de l'administration, publiée le mois dernier, affirmait que l'Europe avait "perdu sa confiance en sa propre civilisation" en raison d'une "focalisation ratée sur l'étouffement réglementaire". Les commentaires de Bessent représentent une expression particulièrement manifeste de ce sentiment.
Le Forum économique mondial de Davos rassemble des dirigeants mondiaux du monde des affaires, des gouvernements et du monde universitaire pour discuter de questions urgentes. Le forum offre une plateforme pour des discussions informelles et du réseautage, mais sert également de scène pour des signaux diplomatiques. Le moment choisi pour les remarques de Bessent, juste avant l'arrivée du président Trump en Europe, suggère une tentative délibérée d'instaurer un ton conflictuel pour la visite à venir.
Le scepticisme de l'administration Trump à l'égard de l'Europe n'est pas nouveau. Le président a critiqué à plusieurs reprises les pays européens pour leurs dépenses de défense, leurs pratiques commerciales et leurs politiques d'immigration. Ces critiques ont tendu les relations entre les États-Unis et leurs alliés européens traditionnels. L'accent mis par l'administration sur les accords bilatéraux, plutôt que multilatéraux, a encore alimenté les tensions.
L'Union européenne, une alliance politique et économique de 27 États membres, a souvent été la cible des critiques de l'administration Trump. L'administration considère l'UE comme une entité bureaucratique qui étouffe la croissance économique et mine la souveraineté nationale. Cependant, de nombreux observateurs estiment que l'UE joue un rôle crucial dans la promotion de la paix, de la stabilité et de la prospérité en Europe.
Les implications de l'approche de l'administration Trump à l'égard de l'Europe sont importantes. Un affaiblissement de l'alliance transatlantique pourrait compromettre les efforts déployés pour relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, le terrorisme et l'instabilité économique. Cela pourrait également encourager les régimes autoritaires et créer des opportunités pour les rivaux géopolitiques tels que la Russie et la Chine.
Alors que le président Trump s'apprête à se rendre en Europe, il reste à voir si son administration adoptera une approche plus conciliante. Cependant, les remarques de Bessent suggèrent que le scepticisme de l'administration à l'égard de l'Europe reste profondément ancré. Les jours à venir seront probablement marqués par de nouvelles manœuvres diplomatiques et potentiellement de nouvelles expressions de désaccord.
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