Des sénateurs démocrates ont présenté un projet de loi, le "ICE Out of Our Faces Act", qui interdirait à l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) et à la Customs and Border Protection (CBP) d'utiliser la technologie de reconnaissance faciale et d'autres systèmes de surveillance biométrique, selon Ars Technica. La législation proposée, qui imposerait également la suppression des données collectées précédemment, intervient alors que les inquiétudes grandissent concernant l'utilisation de cette technologie par les agences d'immigration.
Le projet de loi, tel que rapporté par Ars Technica, rendrait illégal pour les agents d'immigration d'acquérir, de posséder, d'accéder ou d'utiliser tout système de surveillance biométrique aux États-Unis. Il interdirait également l'utilisation d'informations dérivées de tels systèmes exploités par d'autres entités. L'interdiction s'étend au-delà de la reconnaissance faciale pour couvrir d'autres technologies de surveillance biométrique, telles que la reconnaissance vocale.
Cette initiative fait suite à l'examen minutieux des pratiques existantes en matière de reconnaissance faciale. Wired a rapporté que l'application de reconnaissance faciale Mobile Fortify, utilisée par les agents d'immigration à travers les États-Unis, n'est pas conçue pour identifier de manière fiable les personnes dans les rues. Le Department of Homeland Security a lancé Mobile Fortify au printemps 2025 pour déterminer ou vérifier l'identité des personnes arrêtées ou détenues par les agents du DHS, selon les documents examinés par Wired. Le déploiement était explicitement lié à un décret signé par le président Donald Trump, qui appelait à une répression des immigrants sans papiers.
L'introduction du "ICE Out of Our Faces Act" reflète un débat plus large sur l'utilisation de la technologie par les forces de l'ordre et les agences gouvernementales. Le potentiel d'utilisation abusive et l'impact sur la vie privée sont au cœur de la discussion.
Dans d'autres actualités technologiques, le moteur de recherche Bing a bloqué environ 1,5 million de sites web indépendants hébergés sur Neocities, selon Ars Technica. Neocities, fondé en 2013, est une plateforme qui permet aux utilisateurs de concevoir des sites web gratuits sans s'appuyer sur des modèles standardisés.
Parallèlement, la communauté de l'IA continue de surveiller les progrès rapides de l'intelligence artificielle. MIT Technology Review a mis en évidence un graphique de METR, un organisme de recherche à but non lucratif sur l'IA, qui suggère que certaines capacités de l'IA se développent à un rythme exponentiel. Les dernières versions de modèles ont surpassé la tendance déjà impressionnante.
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