Les actions canadiennes sont sur le point de conclure leur deuxième meilleure année de ce siècle, défiant les attentes après une période tumultueuse au début de 2025. L'indice SPTSX a grimpé de plus de 40 % par rapport à son creux du 8 avril, ce qui positionne l'indice pour terminer l'année 2025 avec un gain de 29 %. Cette performance n'est dépassée que par l'augmentation de 31 % enregistrée en 2009, qui reste la meilleure à ce jour.
La bourse canadienne a enregistré un nombre record de 63 nouveaux sommets historiques tout au long de l'année, alimentée par une tendance haussière constante au cours des sept derniers mois. Cette flambée s'est produite malgré les inquiétudes initiales découlant des droits de douane sévères imposés par le président américain de l'époque, Donald Trump, des menaces aux accords commerciaux et des tensions politiques accrues entre les deux nations.
La résilience du marché peut être attribuée, en partie, à un changement de leadership politique. La nomination de Mark Carney au poste de premier ministre a apaisé les craintes des marchés financiers et désamorcé les tensions avec les États-Unis. De plus, l'économie canadienne, fortement tributaire de l'exploitation minière et de ses institutions financières reconnues à l'échelle internationale, s'est avérée bien adaptée pour faire face aux incertitudes de l'évolution du paysage mondial.
Les actions des sociétés minières et des banques ont joué un rôle essentiel dans la relance. Le sous-indice des matériaux, en particulier, a doublé de valeur, ce qui témoigne de la vigueur du secteur minier. Cette performance souligne l'importance de ces industries pour la santé et la trajectoire générales du marché boursier canadien.
Pour l'avenir, la capacité du marché canadien à maintenir cet élan dépendra de divers facteurs, notamment les relations commerciales mondiales, les prix des matières premières et la stabilité continue du secteur financier canadien. Bien que les gains de l'année aient été substantiels, les analystes préviennent que les performances futures dépendront de la capacité à surmonter les vents contraires économiques potentiels et à maintenir un environnement commercial favorable.
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