Une cour d'appel américaine a confirmé une décision d'un tribunal inférieur qui empêchait l'administration Trump de mettre en œuvre des réductions importantes des coûts indirects de la recherche dans les universités, une mesure qui aurait considérablement affecté la stabilité financière des établissements de recherche à l'échelle nationale. Cette décision préserve des milliards de dollars de financement de la recherche et offre un certain degré de certitude aux universités qui dépendent des subventions fédérales.
Le changement de politique proposé visait à plafonner les remboursements des coûts indirects à un taux forfaitaire de 15 % de la valeur de la subvention, une réduction considérable par rapport aux taux négociés qui dépassaient souvent 50 % pour les universités situées dans des zones à coût élevé. Ces coûts indirects, également appelés frais d'installations et d'administration (F&A), couvrent des dépenses essentielles telles que les services publics, les installations pour animaux de recherche et l'entretien des bâtiments, qui ne sont pas directement liées à des projets de recherche spécifiques, mais qui sont essentielles pour soutenir l'écosystème global de la recherche. Si cette politique avait été mise en œuvre, les universités auraient perdu une part importante de leur financement de la recherche, ce qui aurait pu entraîner des réductions de personnel, des retards dans les projets et une capacité réduite en matière de recherche novatrice.
La décision du tribunal offre un répit crucial au marché de la recherche universitaire. Les National Institutes of Health (NIH) sont une source importante de financement pour les universités et les facultés de médecine à travers le pays. Les réductions proposées auraient affecté de manière disproportionnée les établissements situés dans les zones métropolitaines coûteuses, ce qui aurait pu entraîner une délocalisation des activités de recherche vers des lieux moins coûteux et créer des conditions de concurrence inégales. L'incertitude entourant cette politique avait déjà commencé à avoir un impact sur la planification à long terme et les décisions d'investissement dans de nombreuses universités.
Le litige a commencé lorsque l'administration Trump a demandé aux NIH de mettre en œuvre cette mesure de réduction des coûts. Une coalition d'États et d'organisations universitaires a rapidement intenté une action en justice, arguant que le changement de politique avait été mis en œuvre sans préavis approprié ni prise en compte de son impact. Un tribunal de district a d'abord émis une injonction temporaire, suivie d'un blocage permanent de la politique, que la cour d'appel a maintenant confirmé.
Pour l'avenir, la décision de la cour d'appel offre un certain degré de stabilité aux universités et aux établissements de recherche. Toutefois, la pression sous-jacente visant à contrôler les coûts de la recherche persistera probablement. Les universités devront peut-être explorer d'autres modèles de financement et améliorer l'efficacité de leurs activités de recherche afin d'assurer leur viabilité financière à long terme. La décision souligne également l'importance d'un dialogue permanent entre le gouvernement et la communauté universitaire afin de garantir que les politiques de financement de la recherche soient à la fois financièrement responsables et favorables à l'innovation scientifique.
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