Les Républicains de la Chambre des représentants ont fait avancer mercredi un projet de loi visant à freiner les opérations boursières des législateurs, une initiative que les Démocrates ont critiquée comme étant considérablement affaiblie et susceptible de saper les efforts en faveur d'une interdiction plus globale. Le "Stop Insider Trading Act", soutenu par le président de la Chambre, Mike Johnson, introduit de nouvelles restrictions sur la détention d'actions pour les membres du Congrès et leur famille immédiate.
Le projet de loi interdit aux législateurs d'acheter des actions individuelles. Toutefois, il contient des dispositions qui leur permettent de conserver leurs participations boursières existantes et de continuer à les vendre, à condition qu'ils donnent un préavis de 7 à 14 jours. En outre, le projet de loi autorise le réinvestissement des dividendes dans de nouvelles actions et permet aux conjoints et aux autres membres de la famille de négocier librement au nom d'un législateur.
Les Démocrates affirment que ces exceptions créent des lacunes qui annulent l'objectif visé par une interdiction des opérations boursières. La représentante Norma Torres, de Californie, a qualifié le projet de loi d'"escroquerie politique" lors d'une audition de la commission. L'opinion publique est massivement favorable à des réglementations plus strictes sur les opérations boursières du Congrès, les sondages indiquant une suspicion généralisée à l'égard de cette pratique.
L'impact potentiel du projet de loi sur le marché est incertain. Si une interdiction complète pourrait réduire le volume des transactions dans certains secteurs favorisés par les législateurs, les lacunes de la version actuelle pourraient limiter tout effet significatif. Les entreprises fréquemment sollicitées par les membres du Congrès pourraient constater une diminution des investissements directs de ces législateurs, mais les membres de leur famille pourraient toujours négocier librement.
L'avenir du projet de loi reste incertain. Bien qu'il ait été adopté par la commission, ses perspectives de vote en séance plénière à la Chambre sont incertaines, compte tenu notamment de l'opposition des Démocrates. S'il est adopté dans sa forme actuelle, le projet de loi pourrait ne pas faire grand-chose pour répondre aux préoccupations du public concernant les conflits d'intérêts potentiels dans les opérations boursières du Congrès.
Discussion
Join the conversation
Be the first to comment