L'étude s'est concentrée sur les virus infectant les bactéries, connus sous le nom de bactériophages, et leurs interactions avec les bactéries E. coli. Les chercheurs ont observé que les virus et les bactéries subissaient des modifications génétiques qui affectaient la manière dont les virus se fixaient aux bactéries et dont les bactéries se défendaient. Ces résultats suggèrent que la microgravité exerce une pression sélective, entraînant l'évolution des deux organismes dans des directions inattendues.
« Les interactions modifiées entre les virus et les bactéries dans l'espace pourraient avoir des implications importantes pour la compréhension et la lutte contre les infections résistantes aux médicaments », a déclaré le Dr Anya Sharma, chercheuse principale du projet. « Les modifications génétiques que nous avons observées pourraient potentiellement être exploitées pour améliorer les phagothérapies, qui utilisent des virus pour cibler et tuer les bactéries. »
La phagothérapie, une approche thérapeutique qui suscite un regain d'intérêt à l'échelle mondiale, offre une alternative potentielle aux antibiotiques traditionnels, en particulier face à la résistance croissante aux antibiotiques. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a identifié la résistance aux antimicrobiens comme l'une des 10 principales menaces pour la santé mondiale auxquelles l'humanité est confrontée. La recherche spatiale offre une nouvelle voie pour explorer et améliorer l'efficacité des phagothérapies.
L'expérience à bord de l'ISS souligne l'importance d'étudier les processus biologiques dans des environnements non terrestres. La microgravité, l'exposition aux radiations et d'autres conditions uniques dans l'espace peuvent révéler des aspects fondamentaux de la biologie qui ne sont pas facilement apparents sur Terre. Cette recherche contribue à un ensemble croissant de connaissances sur la façon dont la vie s'adapte et évolue dans des environnements extrêmes.
L'équipe internationale de chercheurs impliquée dans le projet comprenait des scientifiques d'institutions aux États-Unis, en Europe et au Japon, reflétant la nature collaborative de l'exploration spatiale et des progrès scientifiques. L'étude souligne le potentiel de la recherche spatiale pour relever des défis mondiaux urgents, tels que la résistance aux antibiotiques.
Les recherches futures se concentreront sur la caractérisation plus approfondie des modifications génétiques observées chez les virus et les bactéries, ainsi que sur l'exploration des applications potentielles de ces résultats pour le développement de nouvelles phagothérapies. L'équipe prévoit également d'étudier les effets d'autres facteurs liés à l'espace, tels que les radiations, sur les interactions virus-bactéries. Les résultats pourraient conduire à des stratégies innovantes pour lutter contre les maladies infectieuses, tant sur Terre que lors de missions spatiales de longue durée.
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