La soumission soutient qu'il existe des motifs raisonnables de sanctionner Netanyahou, citant des déclarations antérieures dans lesquelles il rejetait un État palestinien. L'équipe juridique affirme que ces déclarations, entre autres, constituent une incitation et contribuent au conflit actuel et à la crise humanitaire.
Les sanctions, en droit international, sont des mesures coercitives prises par un ou plusieurs États à l'encontre d'un autre État, entité ou individu. Elles peuvent aller de restrictions économiques, telles que le gel d'avoirs et les embargos commerciaux, aux interdictions de voyager. La capacité du Royaume-Uni à imposer des sanctions est régie par la loi de 2018 sur les sanctions et la lutte contre le blanchiment d'argent (Sanctions and Anti-Money Laundering Act 2018), qui permet au gouvernement de mettre en œuvre des sanctions pour se conformer à ses obligations internationales ou à d'autres fins, telles que la promotion de la paix et de la sécurité ou la prévention des violations des droits de l'homme.
Le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (Foreign, Commonwealth and Development Office) a confirmé avoir reçu la demande, mais a refusé de commenter des cas spécifiques. Un porte-parole a déclaré que toutes les décisions en matière de sanctions sont prises après un examen attentif des preuves disponibles et des avis juridiques, dans le respect du droit international et du cadre juridique propre au Royaume-Uni.
La démarche d'AOHR UK intervient dans un contexte de surveillance internationale accrue des actions d'Israël à Gaza et en Cisjordanie. Diverses organisations de défense des droits de l'homme ont documenté des allégations de crimes de guerre et de violations des droits de l'homme commis tant par les forces israéliennes que par le Hamas. La Cour pénale internationale enquête actuellement sur des crimes présumés commis dans les territoires palestiniens occupés.
La demande de sanctions contre Netanyahou est susceptible de se heurter à d'importants obstacles politiques et juridiques. Le gouvernement britannique a toujours été un allié solide d'Israël, et l'imposition de sanctions à son Premier ministre représenterait un changement de politique important. En outre, prouver l'incitation au génocide en vertu du droit international est une tâche ardue, qui nécessite la preuve d'une incitation directe et publique dans l'intention spécifique de détruire un groupe protégé.
L'état actuel de la demande est qu'elle est en cours d'examen par le ministère des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement. On ne sait pas combien de temps durera le processus d'examen ni quel en sera le résultat. La décision sera probablement influencée par un éventail de facteurs, notamment des considérations juridiques, des calculs politiques et l'évolution de la situation sur le terrain à Gaza et en Cisjordanie.
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