Le tribunal a déclaré Han coupable d'avoir activement fabriqué l'apparence d'une réunion de cabinet légitime afin de légitimer faussement ce qu'il a considéré comme un décret inconstitutionnel. Han a également été reconnu coupable de création de faux documents, de destruction d'archives présidentielles et de parjure. Il conserve le droit de faire appel de la décision du tribunal.
Les procureurs avaient initialement requis une peine de 15 ans de prison pour Han. L'accusation a fait valoir que les actions de Han avaient directement sapé le processus démocratique et contribué à une période d'instabilité politique importante. Le juge, cependant, a estimé qu'une peine plus longue était nécessaire, citant la gravité des accusations et les dommages potentiels à l'ordre constitutionnel du pays.
L'affaire découle de la déclaration controversée de la loi martiale par Yoon Suk Yeol à la fin de 2024, qui a déclenché des manifestations généralisées et des accusations d'autoritarisme. La déclaration a finalement échoué, mais elle a conduit à des enquêtes sur les actions de hauts fonctionnaires du gouvernement, dont Han. Les procédures judiciaires contre Yoon Suk Yeol sont en cours, les procureurs demandant la peine de mort.
Ce verdict intervient dans un contexte d'inquiétudes croissantes à l'échelle mondiale quant au potentiel de la désinformation alimentée par l'IA à déstabiliser les institutions démocratiques. Bien que n'étant pas directement liée à l'IA, l'affaire Han Duck-soo met en évidence la fragilité des processus démocratiques et l'importance de la responsabilité pour ceux qui tentent de les subvertir. Les experts notent que les deepfakes générés par l'IA et les campagnes de propagande sophistiquées pourraient être utilisés pour créer de faux récits et manipuler l'opinion publique, ce qui pourrait conduire à des situations similaires dans d'autres pays. Le développement de mécanismes de vérification des faits robustes et d'initiatives d'éducation aux médias est considéré comme crucial pour atténuer ces risques.
Le verdict Han Duck-soo devrait attiser davantage les tensions politiques en Corée du Sud. Le parti au pouvoir a critiqué la décision comme étant politiquement motivée, tandis que les partis d'opposition l'ont saluée comme une victoire pour la justice et l'état de droit. La procédure d'appel sera probablement longue et contentieuse, et son issue pourrait avoir des implications importantes pour l'avenir de la politique sud-coréenne.
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