La consultation impliquera la collecte d'informations auprès des parents, des éducateurs, des entreprises technologiques, des experts en sécurité infantile et des jeunes eux-mêmes, selon une déclaration publiée par le Département du numérique, de la culture, des médias et du sport. L'objectif est de comprendre toute l'étendue du problème et de déterminer si une interdiction est le moyen le plus efficace de protéger les enfants en ligne.
"Nous devons trouver le juste équilibre entre la protection des enfants et la garantie qu'ils puissent bénéficier des opportunités qu'offre Internet", a déclaré un porte-parole du gouvernement. "Cette consultation nous aidera à comprendre la meilleure façon d'y parvenir."
L'interdiction potentielle reflète un débat sociétal plus large sur le rôle des médias sociaux dans la formation des jeunes esprits. Les critiques soutiennent que des plateformes comme Instagram, TikTok et Snapchat peuvent contribuer à l'anxiété, à la dépression, aux problèmes d'image corporelle et à la cyberintimidation. Ils soulignent également le risque d'exposition à des contenus inappropriés et à des prédateurs en ligne.
"Nous avons constaté une augmentation significative des problèmes de santé mentale chez les jeunes, et les médias sociaux sont sans aucun doute un facteur contributif", a déclaré le Dr Sarah Hughes, une psychologue pour enfants spécialisée dans la sécurité en ligne. "Une interdiction pourrait offrir un répit indispensable aux enfants vulnérables."
Cependant, d'autres soutiennent qu'une interdiction pourrait être contre-productive, poussant potentiellement les jeunes à utiliser des plateformes moins réglementées ou créant un sentiment d'isolement. Ils suggèrent que l'éducation et le contrôle parental sont des solutions plus efficaces.
"Interdire les médias sociaux n'est pas une panacée", a déclaré Emily Carter, une experte en politique technologique. "Il est essentiel de doter les jeunes des compétences nécessaires pour naviguer dans le monde en ligne en toute sécurité et de manière responsable."
La consultation soulève également des questions sur l'application et la vérification. On ne sait toujours pas comment une interdiction serait mise en œuvre et comment la vérification de l'âge serait effectuée efficacement. Les entreprises technologiques ont été critiquées dans le passé pour leur incapacité à identifier et à supprimer avec précision les utilisateurs mineurs.
Actuellement, de nombreuses plateformes de médias sociaux ont une exigence d'âge minimum de 13 ans, mais l'application est souvent laxiste. Le gouvernement étudie diverses options, notamment exiger des plateformes qu'elles mettent en œuvre des systèmes de vérification de l'âge plus robustes ou imposer des amendes en cas de non-conformité.
Les résultats de la consultation éclaireront les prochaines étapes du gouvernement, qui pourraient inclure l'introduction d'une législation interdisant les médias sociaux aux moins de 16 ans, la mise en œuvre de réglementations plus strictes pour les entreprises technologiques ou le lancement de campagnes de sensibilisation du public pour éduquer les jeunes et les parents sur la sécurité en ligne. La période de consultation devrait durer plusieurs mois, une décision finale étant attendue plus tard cette année.
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