Le PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a averti qu'une proposition de l'ancien président américain Donald Trump visant à plafonner les taux d'intérêt des cartes de crédit serait un "désastre économique", susceptible de restreindre l'accès au crédit pour une part importante de la population américaine. Dimon, s'exprimant lors du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, a déclaré que limiter les taux d'intérêt à 10 %, comme l'a suggéré Trump sur sa plateforme Truth Social au début du mois, impacterait de manière disproportionnée les restaurants, les détaillants, les entreprises de voyage et les écoles, en plus de couper le crédit à environ 80 % des Américains.
Dimon a souligné qu'un tel plafond réduirait considérablement la disponibilité du crédit, sur lequel de nombreux Américains comptent comme filet de sécurité financière. Il a ajouté que si JPMorgan Chase survivrait à une telle politique, les conséquences économiques plus larges seraient graves. La proposition de Trump, qui manque de détails spécifiques sur la mise en œuvre ou l'applicabilité juridique, fait écho à des appels similaires des sénateurs américains Bernie Sanders et Elizabeth Warren, qui plaident depuis longtemps pour des plafonds de taux d'intérêt.
Le débat sur les taux d'intérêt des cartes de crédit n'est pas propre aux États-Unis. De nombreux pays s'efforcent de trouver un équilibre entre la protection des consommateurs et la viabilité financière des établissements de crédit. Dans l'Union européenne, par exemple, certains États membres ont mis en œuvre des réglementations sur les frais et les taux d'intérêt des cartes de crédit afin de protéger les consommateurs contre les pratiques de prêt prédatrices. De même, divers pays d'Amérique latine et d'Asie ont exploré ou mis en œuvre des mesures visant à réglementer le secteur des cartes de crédit.
Les économistes ont des opinions divergentes sur l'impact des plafonds de taux d'intérêt. Les partisans soutiennent que les plafonds protègent les consommateurs vulnérables contre l'endettement excessif et favorisent la stabilité financière. Les opposants affirment qu'ils peuvent réduire la disponibilité du crédit, en particulier pour les personnes à faible revenu, et étouffer la croissance économique. L'impact potentiel de la proposition de Trump sur l'économie américaine reste incertain, en attendant de plus amples détails et d'éventuels recours juridiques. À l'heure actuelle, il n'est pas clair si la proposition sera poursuivie.
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