Des scientifiques ont découvert de nouveaux indices génétiques sur les facteurs influençant la fréquence des selles, ce qui met en évidence un rôle potentiel pour la vitamine B1. L'étude, publiée le 20 janvier dans la revue Gut, a analysé les données génétiques de plus d'un quart de million de personnes, identifiant de multiples régions de l'ADN liées à la vitesse à laquelle l'intestin traite les matières.
Des chercheurs de CIC bioGUNE ont constaté que ces régions de l'ADN confirmaient des voies intestinales déjà connues et en révélaient de nouvelles. De manière inattendue, l'étude a mis en évidence une forte association avec la vitamine B1, également connue sous le nom de thiamine, un nutriment courant qui n'est généralement pas associé à la digestion.
« Les habitudes intestinales, bien que ce ne soit pas le sujet le plus glamour, fournissent des informations précieuses sur la motilité intestinale », ont noté les auteurs de l'étude. Les perturbations de ce processus peuvent entraîner des affections courantes telles que la constipation, la diarrhée et le syndrome du côlon irritable (SCI). Malgré la prévalence de ces affections, les mécanismes biologiques régissant les mouvements intestinaux restent imparfaitement compris.
La recherche offre une nouvelle perspective sur la génétique de la motilité intestinale. En identifiant des marqueurs génétiques spécifiques, les scientifiques peuvent potentiellement développer des traitements plus ciblés pour les troubles digestifs. L'analyse à base d'IA de données génomiques à grande échelle a permis aux chercheurs d'identifier ces liens subtils mais significatifs. Cette approche illustre le rôle croissant de l'intelligence artificielle dans la recherche biomédicale, permettant l'identification de relations complexes qui pourraient être manquées par les méthodes traditionnelles.
Les implications de cette recherche vont au-delà de la santé individuelle. La compréhension des facteurs génétiques et nutritionnels qui influencent les habitudes intestinales pourrait éclairer les recommandations de santé publique et les directives alimentaires. Par exemple, les personnes ayant des prédispositions génétiques spécifiques pourraient bénéficier d'une supplémentation en vitamine B1 sur mesure pour optimiser leur santé digestive.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour élucider pleinement le rôle de la vitamine B1 dans la motilité intestinale et pour déterminer comment ces découvertes génétiques peuvent être traduites en applications cliniques. Les chercheurs prévoient de mener des études de suivi pour étudier les mécanismes spécifiques par lesquels la vitamine B1 influence la fonction intestinale et pour explorer les interventions thérapeutiques potentielles.
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