Le parlement vénézuélien a progressé jeudi sur un projet de loi visant à assouplir le contrôle de l'État sur son secteur pétrolier, marquant la première refonte significative depuis que Hugo Chávez a nationalisé des pans de l'industrie en 2007. La législation vise à démanteler des décennies de domination de l'État sur les importantes réserves pétrolières du Venezuela, ouvrant des voies aux entreprises privées pour investir et établissant un arbitrage international pour les différends en matière d'investissement.
Cette initiative intervient alors que l'administration Trump intensifie la pression sur la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, et les alliés du président déchu Nicolás Maduro afin d'encourager un plus grand investissement des entreprises énergétiques américaines dans l'industrie pétrolière vénézuélienne en difficulté, suite à la capture de Maduro plus tôt ce mois-ci.
La législation proposée représente un changement important dans la politique économique du Venezuela. Les politiques de nationalisation de Chávez, mises en œuvre en 2007, ont vu le gouvernement prendre le contrôle de nombreux projets pétroliers, réduisant ainsi le rôle des entreprises étrangères. Bien qu'initialement populaires, ces politiques, associées à une mauvaise gestion économique et à la corruption, ont contribué à une forte baisse de la production pétrolière, qui est la principale source de revenus du pays.
L'adoption du projet de loi n'est pas garantie et se heurte à l'opposition des factions socialistes au sein du gouvernement qui restent attachées à la vision de Chávez d'un contrôle de l'État sur les ressources naturelles. Cependant, les partisans affirment que l'investissement privé est crucial pour revitaliser le secteur pétrolier et sortir l'économie vénézuélienne de sa crise prolongée.
Le contexte mondial de surproduction sur le marché pétrolier soulève des questions quant à l'attractivité du pétrole vénézuélien pour les investisseurs internationaux. Bien qu'il détienne certaines des plus grandes réserves prouvées au monde, la production du Venezuela a chuté en raison du sous-investissement et de la mauvaise gestion. Les investisseurs potentiels évalueront probablement les risques liés à l'exploitation au Venezuela par rapport aux récompenses potentielles, en tenant compte de facteurs tels que l'instabilité politique, les défis инфраструктурные et les санкции internationales.
L'avancement du projet de loi sera suivi de près par les entreprises énergétiques internationales et les gouvernements, car il pourrait remodeler le paysage du marché pétrolier mondial et les relations du Venezuela avec la communauté internationale. La prochaine étape consiste en de nouveaux débats et votes au sein du parlement avant que le projet de loi puisse être promulgué.
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