Sam Asghari, torse nu, sa musculature saillante contrastant avec le thème du bien-être animal, fixe intensément la caméra. À ses côtés, Porsha, sa fidèle Dobermann, regarde avec des yeux pleins d'âme. Il ne s'agit pas d'une séance de mode, mais d'un plaidoyer puissant. Asghari, l'acteur et mannequin surtout connu comme l'ex-mari de Britney Spears, prête sa voix et son image à une nouvelle campagne de PETA visant à mettre fin à la pratique de la coupe des oreilles chez les chiens, une procédure qu'il qualifie d'"inhumaine".
La coupe des oreilles, la chirurgie esthétique qui consiste à modifier chirurgicalement les oreilles d'un chien pour les faire tenir dressées, est depuis longtemps un sujet de controverse. Les partisans soutiennent souvent qu'il s'agit d'un standard de race, ancré dans des pratiques historiques où les oreilles coupées étaient censées prévenir les blessures pendant la chasse ou les combats. Cependant, les défenseurs du bien-être animal sont en désaccord catégorique, citant la procédure comme inutile, douloureuse et purement à des fins esthétiques.
La campagne de PETA mettant en vedette Asghari vise à modifier la perception du public et à faire pression sur des organisations comme le Westminster Kennel Club Dog Show, les exhortant à interdire la participation aux compétitions des chiens aux oreilles coupées. Asghari estime que présenter les chiens dans leur état naturel contribuera à normaliser leur apparence et à décourager la demande de modifications esthétiques.
"Il s'agit de respect", a déclaré Asghari dans un communiqué de presse de PETA. "Ces chiens sont nos compagnons, notre famille. Ils méritent que leur corps soit respecté, et cela inclut de laisser leurs oreilles telles que la nature les a conçues."
L'American Veterinary Medical Association (AVMA) s'est également prononcée contre la coupe des oreilles, déclarant qu'elle "n'a aucun avantage médical pour l'animal" et peut causer "de la douleur, de la détresse et des problèmes de comportement". L'AVMA souligne en outre que la procédure est souvent pratiquée sans anesthésie ni gestion de la douleur appropriées, ce qui aggrave la souffrance de l'animal.
Au-delà des considérations éthiques, le débat autour de la coupe des oreilles aborde également la question plus large des droits des animaux et de l'intervention humaine. Où traçons-nous la ligne entre la possession responsable d'animaux de compagnie et l'imposition de nos préférences esthétiques aux animaux ? Alors que la société prend de plus en plus conscience de la sensibilité et du bien-être des animaux, les pratiques comme la coupe des oreilles sont de plus en plus critiquées.
"Il ne s'agit pas seulement d'oreilles, il s'agit de notre responsabilité de traiter les animaux avec compassion et respect", déclare le Dr Emily Carter, vétérinaire spécialisée dans le bien-être animal. "Nous devons nous éloigner des normes de race dépassées qui privilégient l'apparence au détriment du bien-être de l'animal."
L'implication d'Asghari dans la campagne de PETA devrait attirer une attention considérable sur la question, en tirant parti de son statut de célébrité pour toucher un public plus large. Reste à savoir si cela suffira à influencer le Westminster Kennel Club et, en fin de compte, à faire évoluer les cœurs et les esprits. Mais une chose est claire : la lutte contre la coupe des oreilles prend de l'ampleur, alimentée par un chœur croissant de voix exigeant une approche plus humaine des soins aux animaux. L'avenir des expositions canines, et peut-être même des standards de race eux-mêmes, pourrait en dépendre.
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