Suite à la capture de Nicolás Maduro, l'ancien président vénézuélien, de nombreux exilés vénézuéliens prennent conscience du fait que leur retour dans leur patrie pourrait ne pas être imminent. Edmundo González, l'ancien ambassadeur qui a vaincu Maduro lors de l'élection de 2024, mais qui a été contraint à l'exil après que Maduro a refusé de concéder sa défaite, opère actuellement depuis un modeste appartement à Madrid, en Espagne, alors qu'il tente de guider l'avenir du Venezuela.
González, 76 ans, est considéré comme une figure de proue au sein de la diaspora vénézuélienne d'Espagne, qui compte environ 700 000 personnes, soit la plus grande communauté vénézuélienne en dehors du Venezuela. Depuis son quartier général de Madrid, González se concentre sur les libérations de prisonniers, s'entretient avec des dignitaires internationaux et élabore des propositions politiques pour un éventuel gouvernement fantôme, selon des personnes au courant de ses activités.
Le paysage politique au Venezuela reste complexe malgré le départ de Maduro. Bien que González ait remporté une victoire décisive lors de l'élection de 2024, l'appareil militaire de Maduro continue d'exercer une influence considérable. La communauté internationale suit de près la situation, et plusieurs nations offrent leur soutien à González et plaident pour une transition pacifique du pouvoir.
La prise de conscience des exilés découle d'une combinaison de facteurs, notamment l'influence persistante des fidèles de Maduro au Venezuela, la complexité de la reconstruction de l'économie et des institutions du pays, et l'incertitude entourant la transition politique. Certains exilés s'inquiètent du potentiel de poursuite de l'instabilité et de la violence, même avec Maduro en détention. D'autres reconnaissent la nécessité de faire preuve de patience et de s'engager à long terme dans la reconstruction du Venezuela.
L'avenir du Venezuela reste incertain, González jouant un rôle central dans l'élaboration de la stratégie de l'opposition. Ses efforts pour établir un gouvernement fantôme et dialoguer avec la communauté internationale sont considérés comme des étapes cruciales vers un éventuel retour à la démocratie. Cependant, la voie à suivre est semée d'embûches, et la perspective d'un retour rapide des exilés vénézuéliens semble de plus en plus improbable.
Discussion
Join the conversation
Be the first to comment