Depuis que le gouvernement des États-Unis, sous l'administration Trump, a annoncé son intention d'intervenir au Groenland, des questions se sont posées quant à l'étendue du pouvoir du Congrès pour limiter le pouvoir présidentiel. Ces interventions proposées font suite à des actions similaires en Amérique latine, notamment la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, et ont suscité un débat, en particulier au sein du parti républicain, sur les excès de pouvoir de l'exécutif.
L'attention que porte l'administration Trump au Groenland, membre de l'OTAN et allié de longue date, suscite l'inquiétude au Capitole. Selon Annie Grayer, journaliste senior à CNN, même certains républicains commencent à exprimer un malaise face aux actions unilatérales du président. Ces préoccupations portent sur la capacité du Congrès à agir efficacement comme un contre-pouvoir à la branche exécutive, en particulier pendant le dernier mandat du président Trump.
L'intérêt de l'administration pour le Groenland n'est pas nouveau. En 2019, le président Trump aurait exploré la possibilité d'acheter le territoire au Danemark, une idée qui a été rapidement rejetée par le gouvernement danois. Les récentes menaces d'intervention ont relancé les discussions sur la relation des États-Unis avec le Groenland et les limites de l'autorité présidentielle en matière de politique étrangère.
Les détails spécifiques de la politique d'intervention proposée restent flous, mais les actions de l'administration au Venezuela offrent un certain éclairage. La capture du président Maduro a été réalisée par une action exécutive, contournant l'approbation du Congrès. Cela a conduit à craindre que l'administration Trump ne tente une approche similaire avec le Groenland, ce qui pourrait entraîner une crise constitutionnelle.
Le débat sur le Groenland met en évidence une tension plus large entre les branches exécutive et législative concernant la politique étrangère. Bien que le président dispose d'une autorité importante dans ce domaine, le Congrès conserve le pouvoir de déclarer la guerre, de ratifier les traités et de contrôler le financement. La question est de savoir si le Congrès sera en mesure d'utiliser efficacement ces pouvoirs pour restreindre les actions de l'administration Trump au Groenland.
Des manifestations ont déjà commencé en réponse aux déclarations de l'administration. Le 14 janvier 2026, des manifestants portant des drapeaux groenlandais se sont rassemblés devant l'ambassade américaine à Copenhague, au Danemark, sous la bannière "Le Groenland appartient aux Groenlandais". La situation actuelle reste fluide, et le Congrès devrait débattre de la question dans les semaines à venir. Les prochains développements dépendront des prochaines actions de l'administration et de la réponse du Congrès.
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