Les décideurs économiques mondiaux se sont réunis la semaine dernière au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, pour discuter des stratégies visant à stimuler la croissance économique et à lutter contre les inégalités dans un contexte d'incertitudes mondiales persistantes. La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a déclaré que, bien que la croissance du PIB mondial fasse preuve d'une résilience « magnifique », elle reste insuffisante pour s'attaquer de manière adéquate à la « dette qui nous étouffe ».
Mme Georgieva, ainsi que la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, et la directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, ont participé à une table ronde où elles ont souligné la nécessité pour les pays et les entreprises de donner la priorité à la croissance et de s'attaquer aux inégalités. Les dirigeantes ont reconnu la résilience inattendue de l'économie mondiale malgré les perturbations, notamment celles découlant des politiques commerciales américaines sous l'ancien président Donald Trump. Les actions de Trump pendant le forum, telles que les menaces de tarifs douaniers liés au Groenland, ont initialement semé le trouble, mais ont ensuite été retirées.
Les décideurs ont souligné qu'il est essentiel de stimuler la croissance pour compenser les niveaux d'endettement mondiaux considérables et pour garantir que les technologies émergentes, telles que l'intelligence artificielle, n'exacerbent pas les inégalités ou n'aient pas d'incidence négative sur les marchés du travail. Les discussions se sont déroulées dans un contexte d'inquiétudes concernant l'augmentation de la dette nationale dans de nombreux pays, conjuguées aux craintes que les progrès technologiques ne creusent le fossé entre les riches et la classe ouvrière.
Le FMI a toujours préconisé des politiques qui favorisent une croissance inclusive, reconnaissant que les inégalités peuvent saper la cohésion sociale et la stabilité économique. Les recherches de l'organisation suggèrent que la réduction des inégalités peut conduire à une performance économique plus forte et plus durable. De même, l'Organisation mondiale du commerce a souligné l'importance de veiller à ce que les politiques commerciales profitent à tous les membres, en particulier aux pays en développement, afin de favoriser un système commercial mondial plus équitable.
Pour l'avenir, le FMI et d'autres organisations internationales devraient continuer à surveiller les tendances économiques mondiales et à fournir des orientations aux pays membres sur les politiques visant à promouvoir une croissance durable et inclusive. L'accent reste mis sur la résolution des problèmes posés par les niveaux d'endettement élevés et les perturbations technologiques afin de garantir un avenir économique mondial plus stable et plus équitable.
Discussion
Join the conversation
Be the first to comment