Un juge fédéral a rejeté jeudi en Californie une action en justice qui visait à accorder au ministère de la Justice l'accès au fichier électoral non expurgé de l'État. La décision du juge de district David O. Carter représente le premier revers juridique pour les efforts de l'administration Trump visant à consolider les données électorales traditionnellement gérées par les États individuels.
La poursuite faisait partie d'un effort plus large du ministère de la Justice (DOJ) qui a poursuivi 23 États et Washington, D.C., pour avoir refusé de fournir des données sur les électeurs. Selon le DOJ, ces données sont nécessaires pour identifier et prévenir la fraude électorale, en particulier par des non-citoyens. Cependant, des États comme la Californie soutiennent que la fourniture de fichiers électoraux non expurgés, qui comprennent des informations sensibles telles que les numéros de sécurité sociale et les données des permis de conduire, violerait la vie privée des électeurs et exposerait potentiellement les citoyens à l'usurpation d'identité.
Une affaire similaire est en cours en Oregon, où un juge de district a indiqué mercredi un projet provisoire de rejeter également la plainte du DOJ. Ces contestations judiciaires mettent en évidence la tension croissante entre le gouvernement fédéral et les États concernant l'administration des élections et la sécurité des données.
Les efforts du DOJ sont enracinés dans l'attention que l'administration Trump porte à la prévention de la fraude électorale, une affirmation qui a été largement contestée par les experts électoraux. L'administration a fait la promotion de l'outil "SAVE", conçu pour identifier les électeurs non citoyens, mais il a été critiqué pour avoir signalé incorrectement des citoyens américains.
La Californie et d'autres États soutiennent que leurs processus d'inscription des électeurs existants sont sécurisés et que le partage de données non expurgées avec le gouvernement fédéral est inutile et potentiellement nuisible. Ils soutiennent que les demandes du DOJ sont excessivement larges et manquent de justification suffisante.
Le rejet de la poursuite soulève des questions sur le rôle de l'intelligence artificielle (IA) dans l'administration des élections. Les efforts de consolidation des données du DOJ pourraient potentiellement exploiter des algorithmes d'IA pour analyser les données des électeurs et identifier les schémas indicatifs de fraude. Cependant, les critiques avertissent que de tels systèmes d'IA pourraient être biaisés ou inexacts, conduisant à des accusations injustifiées et à la privation du droit de vote.
L'utilisation de l'IA dans les élections est un domaine en évolution rapide. Des outils basés sur l'IA sont en cours de développement à diverses fins, notamment l'inscription des électeurs, la gestion des campagnes et la sécurité des élections. Cependant, des préoccupations subsistent quant à la transparence et à la responsabilité de ces systèmes, ainsi qu'à leur impact potentiel sur la vie privée des électeurs et les droits civils.
La situation actuelle des efforts du DOJ est incertaine à la suite des revers juridiques en Californie et en Oregon. Il est possible que le DOJ fasse appel des décisions ou poursuive des stratégies alternatives pour obtenir des données sur les électeurs auprès des États. L'issue de ces batailles juridiques pourrait avoir des implications importantes pour l'avenir de l'administration des élections et l'équilibre des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les États.
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